domingo, 19 de abril de 2026

The (In)Definition of Reality

 

"The (In)Definition of Reality: Reframing and Contested Topsight." Knowledge Commons Works 19 April 2026.*

https://works.hcommons.org/records/704dt-08367

sábado, 18 de abril de 2026

Théâtre du martyre

Selon Ernest Renan, L'Antéchrist (1873), décrivant la suite de l'incendie de Rome sous Néron, et l'inculpation et persécution des chrétiens. Avec l'affreux théâtre de la cruauté de Nerón avant Artaud.

 

On arrêta d'abord un certain nombre de personnes soupçonnées de faire partie de la secte nouvelle, et on les entassa dans une prison, qui était déjà un supplice à elle seule. Elles confessèrent leur foi, ce qui put être considéré comme un aveu du crime qu'on en jugeait inséparable. Ces premières arrestations en amenèrent un très-grand nombre d'autres. La plupart des inculpés paraissent avoir été des prosélytes observant les préceptes et les conventions du pacte de Jérusalem. Il n'est pas admissible que de vrais chrétiens nient dénoncé leurs frères; mais on put saisir des papiers; quelques néophytes à peine initiés purent céder à la torture. On fut surpris de la multitude des adhérents qu'avaient réunis ces deoctrines ténébreuses; on en parla non sans épouvante. Tous les hommes sensés trouvèrent l'accusation d'avoir mis le feu extrêmement faible. "Leur vrai crime, disait-on, c'est la haine du genre humain." Quoique persuadés que l'incendie était le crime de Néron, beaucoup de Romains sérieux virent dans ce coup de filet à la police une façon de délivrer la ville d'une peste très-meurtrière. Tacite, malgré quelque pitié, est de cet avis. Quant à Suétone, il range parmi les mesures louables de Néron les supplices qu'il fit subir aux partisans de la nouvelle et malfaisante superstition.

Ces supplices furent quelque chose d'effroyable. On n'avait jamais vu de pareils raffinements de cruauté. Presque tous les chrétiens arrêtés étaient des humiliores, des gens de rien. Le supplice de ces malheureux, quand il s'agissait de lèse-majesté ou de sacrilège, consistait à être livrés aux bêtes ou brûlés vifs dans l'amphithéâtre, avec accompagnement de cruelles flagellations. Un des traits les plus hideux des mœurs romaines était d'avoir fait du supplice une fête, et de la vue de la tuerie un jeu public.  La Perse, à ses moments de fanatisme et de terreur, avait connu d'affreux deploiements de tortures; plus d'une fois elle y avait goûté une sorte de volupté sombre; mais jamais avant la domination romaine on n'avait été jusqu'à chercher dans ces horreurs un divertissement public, un sujet de rires et d'applaudissements. Les amphithéâtres étaient devenu les lieux d'éxecution; les tribunaux fournissaient l'arène. Les condamnés du monde entier étaient acheminés sur Rome pour approvisionnement du cirque et l'amusement du peuple. Que l'on joigne à cela une atroce exagération dans la pénalité, qui faisait que de simples délits étaient punis de mort; qu'on y ajoute de nombreuses erreurs judiciaires, résultat d'une procédure criminelle défectueuse, on concevra que toutes les idées fussent perverties. Les suppliciés étaient considérés bien plutôt comme des malheureux que comme des criminels; en bloc, on les tenait pour presque innocents, innoxia corpora.

A la barbarie des supplices, cette fois, on ajoute la dérision. Les victimes furent gardées pour une fête, à laquelle on donna sans doute un caractère expiatoire. Rome compta peu de journées aussi extraordinaires. Le ludus matutinus, consacré aux combats d'animaux, vit un défilé inouï. Les condamnés, couverts de peaux de bêtes fauves, furent lancés dans l'arène, où on les fit déchirer par des chiens; d'autres furent crucifiés; d'autres, enfin, revêtus de tuniques trempées dans l'huile, la poix ou la résine, se virent attachés à des poteaux et réservés pour éclairer la fête de nuit. Quand le jour baissa, on alluma ces flambeaux vivants. Néron offirt pour le spectacle les magnifiques jardins qu'il possédait au delà du Tibre et qui occupaient l'emplacement actuel du Borgo, de la place et de l'église de Saint_Pierre. Il s'y trouvait un cirque, commencé par Caligula, continué par Claude, et dont un obelisque, tiré d'Héliopolis (celui-la même qui marque de nous jours le centre de la place de Saint-Pierre), était la borne. Cet endroit avait déjà vu des massacres aux flambeaux. Caligula, en se promenant, y fit décapiter à la lueur des torches un certain nombre de personnages consulaires, de sénateurs et de dames romaines. L'idée de remplacer les falots par des corps humains imprégnés de substances inflammables put paraître ingénieuse. Comme supplice, cette façon de brûler vif n'était pas neuve; c'était la peine ordinaire des incendiaires, ce qu'on appelait la tunica molesta; mais on n'en avait jamais fait un système d'illumination. A la clarté de ces hideuses torches, Néron, qui avait mis à la mode les courses du soir, se montra dant l'arène, tantôt mêlé au peuple en habit de jockey, tantôt conduisant son char et recherchant les applaudissements. Il yh eut pourtant quelques signes de compassion. Même ceux qui croyaient les chrétiens coupables et qui avouaient qu'ils avaient mérité le dernier supplice eurent horreur de ces cruels plaisirs. Les hommes sages eussent voulu qu'on fît seulement ce qu'exigeait l'utilité publique, qu'on purgeât la ville d'hommes dangereux, mais qu'on n'eût pas l'air de sacrifier des criminels à la férocité d'un seul.

Des femmes, des vierges furent mêlées à ces jeux horribles. On se fit une fête des indignités sans nom qu'elles souffrirent. L'usage s'était établi sous Néron de faire jouer aux condamnés dans l'amphithéâtre des rôles mythologiques, entraînant la mort de l'acteur. Ces hideux opéras, où la science des machines atteignait à des effets prodigieux, étaient chose nouvelle; la Grèce eût été surprise, si on lui eût suggéré une pareille tentative pour appliquer la férocité à l'esthétique, pour faire de l'art avec la torture. Le malheureux était introduit dans l'arène richement costumé en dieu ou en héros voué à la mort, puis représentait par son supplice quelque scène tragique des fables consacrées par les sculpteurs et les poëtes. Tantôt c'était Hercule furieux, brûlé sur le mont Œta, arrachant de dessus sa peau la tunique de poix enflammée; tantôt Orphée mis en pièces par un ours, Dédale précipité du ciel et évoré par les bêtes, Pasiphaé subissant les étreintes du taureau, Attys meurtri; quelquefois, c'étaient accoutrés en prêtres de Saturne, le manteau rouge sur le dos, les femmes en prêtresses de Cérès, portant les bandelettes au front; d'autres fois enfin, des pièces dramatiques, au courant desquelles le héros était réellement mis à mort, comme Lauréolus, ou bien des représentations d'actes tragiques comme celui de Musius Scævola. A la fin, Mercure, avec une verge de fer rougie au feu, touchait chaque cadavre pour voir s'il remuait; des valet masqués, représentant Pluton ou l'Orcus, traînaient les morts par les pieds, assommant avec des maillets tout ce qui palpitait encore.

Les dames chrétiennes les plus respectables durent se prêter à ces monstruosités. Les unes jouèrent le rôle des Danaïdes, les autres celui de Dircé. Il est difficile de dire en quoi la fable des Danaïdes puvait fournir un tableau sanglant. Le supplice que toute la tradition mythologique attribue à ces femmes coupables, et dans lequel on les représentait, n'était pas assez cruel pour suffire aux plaisirs de Néron et des habitués de son amphithéâtre. Peut-être défilèrent-elles portant des urnes, et reçurent-elles le coup fatal d'un acteur figurant Lyncée. Peut-être vit-on Aymone, l'une des Danaïdes, poursuvie par un satyre et violée par Neptune. Peut-être enfin ces malheureuses traversèrent-elles succesivement devant les spectateurs la série des supplices du Tartare, et mourrurent-elles après des heures de tourments. Les représentations de l'enfer étaient à la mode. Qulques années auparavant (l'an 41), des Égyptiens et des Nubiens vinrent à Rome et eurent un grand succès, en donnant des séances de nuit, où l'on montrait par ordre les horreurs du monde souterrain, conformément aux peintures des syringes de Thèbes, notamment du tombeau de Séthi Ier.

 

 

 

 

 

martes, 14 de abril de 2026

(Не)определение реальности: изменение рамок восприятия и спор за контролирующую перспективу

 

"(Не)определение реальности: изменение рамок восприятия и спор за контролирующую перспективу."


 

 En traducción al original inglés: 

_____. "The (In)Definition of Reality: Reframing and Contested Topsight." Academia 9 April 2017.*

         https://www.academia.edu/32351646/

         2017

 

 

sábado, 11 de abril de 2026

Bibliography of the Works of Samuel Beckett

 

_____. "Bibliography of the Works of Samuel Beckett." In García Landa, Vanity Fea 15 March 2026.*

         https://blogdenotasvanityfea.blogspot.com/2026/03/bibliography-of-works-of-samuel-beckett.html

         2026

jueves, 9 de abril de 2026

Aquí viendo bombardeos

 

Aquí viendo bombardeos

V de Vendetta

 Retropost, 2006:

 

V de Vendetta

Me fui a ver la peli siguiendo la pista de los Wachowski, y como en Matrix se encuentra uno una reflexión bastante atrevida, ambivalente y a veces descarada sobre la relación entre sistema y terrorismo. Porque lo que es en Matrix los iluminados antisistema pueden encontrar casi una religión alternativa.

Bueno, pues aquí también va la cosa de Sistema y Terrorista, siendo el terrorista simpático, elegante, culto, con pasado atormentado y hombre duro que redescubre el amor, un cóctel imposible (pero bastante explosivo) del Conde de Montecristo, el Fantasma de la Ópera, el Zorro, Batman, y el Joker. Sobre todo si le pones la máscara de Guy Fawkes por encima a todo eso. Además es un terrorista inofensivo: sólo mata a matones del régimen, y sus voladuras controladas de edificios emblemáticos nunca causan víctimas inocentes. Vamos, que te lo ponen tan bien tan bien que la próxima vez que pilles a alguien con una camioneta de explosivos camino del Parlamento te dan ganas de decir, por favor, adelante, abra nuestras mentes, es lo que necesita el país. Hágalo de noche, que no hay nadie. Son bombas educativas; también las de la ETA y los aviones de Bin Laden eran instrumentos educativos, claro, sólo que les falta la elegancia y el savoir faire de este culto caballero, y además no coleccionan libros censurados. Las torturas tampoco elevan a las víctimas a un nivel mayor de conciencia en este sucio mundo real, ni los síndromes de Estocolmo son tan románticos y sentidos.

En resumen, la fuerza crítica y la mala fe de la película provienen del mismo origen: de la manera en que superpone la crítica a una tiranía fascista y la crítica a las democracias occidentales actuales. Presenta el régimen fascista del Líder como una alegoría del control del pensamiento a la 1984, pero eso junto con imágenes de usos de los medios para mentir, y para asustar a la población con gripes del pollo, que recuerdan a muchas de las cosas que pasan hoy en día en Occidente, y sobre todo en los USA. La película es hiperconsciente de la manera en que el Sistema y el Terrorista están mutuamente implicados; incluso lo muestra en forma de mise en abyme mediante un sketch humorístico filmado por un presentador rebelde (Stephen Fry, genial); Bush y Bin Laden han aparecido así en múltiples caricaturas y sketches. Pero esa consciencia de la película no le impide caer en errores de manipulación que vienen, básicamente, del género popular de superhéroes y supervillanos. Centra en exceso el mal y el bien en individuos (o en actitudes "de cada uno de nosotros") y no en estructuras de producción, intereses, dependencias y comportamientos que están mucho más imbricadas con la realidad de las cosas y son mucho más difíciles de cambiar. La toma de conciencia que produce el terrorista en las masas, con sus programas y sus voladuras de edificios, lleva a una revolución donde todos se disfrazan con su máscara de Guy Fawkes. Bueno, son cosas que pasan hasta cierto punto (la revolución naranja en Ucrania, quizá el caso más reciente). Pero la estética elegida aquí revela también la afinidad de estos movimientos revolucionarios con las técnicas de manipulación y despersonalización de masas que utiliza el Sistema. Acción y Reacción, otra vez, implicadas de una manera tal que la película comete seguramente las mismas falacias que denuncia.

Significativamente, el Ricardo III de Shakespeare era citado por el terrorista V, en su papel de controlador irónico de la situación; y la película también utiliza para caracterizar al Líder imágenes que aluden al tiránico Ricardo de la película de Loncraine/McKellen. Papeles divididos y compartidos a la vez entre el terrorista y el tirano. Claro que el tirano no se da cuenta de que nos recuerda al hitleriano Ricardo; es el director quien controla. En cambio, V sí sabe que cita a Shakespeare. Nuestros terroristas, en cambio, out here, no citan a Shakespeare, y ni el metro ni los edificios emblemáticos están vacíos. La película recomienda entender de manera inteligente las acciones de los terroristas como una lucha contra la tendencia del sistema a sistematizarse. Pero para eso ha de crear un terrorista imposible y un sistema que, a pesar de los parecidos, no es el sistema en el que vivimos; así se combinan de maneras impredecibles relevancia y arbitrariedad, ficción y realidad, efectismo barato y crítica inteligente, apología del terrorismo (inteligente-elegante-inexistente) y crítica al terrorismo (de Estado, sobre todo). Irritante y disfrutable, inmensamente falsa, y con una buena dosis de verdad y penetración también. Un producto altamente postmoderno, y muy pero que muy visible. Me he leído reseñas interesantes en La cosa húmeda y (via sua) en Howling Curmudgeons.

 

V for Vendetta. Dir. James McTeigue. Screenplay by Andy Wachowski and Larry Wachowski, based on the comic book by David Lloyd and Alan Moore. Cast: Natalie Portman, Hugo Weaving, Stephen Rea, Stephen Fry, John Hurt, Tim Pigott-Smith, Rupert Graves, Roger Allam, Ben Miles, Sinéad Cusack, Natasha Wightman, John Standing, Eddie Marsan, Clive Ashborn. USA / Germany: Warner Bros / Silver Pictures / Anarchos Productions / DC Comics (etc.), 2005.*

         http://vforvendetta.warnerbros.com/

         2006

 

5 de noviembre

The (In)Definition of Reality

  "The (In)Definition of Reality: Reframing and Contested Topsight." Knowledge Commons Works 19 April 2026.* ...