Bibliografía sobre CORTEJO Y GALANTEO: https://bibliojagl.blogspot.com/2026/03/cortejo-y-galanteo.html
This Huge Stage - El Gran Teatro del Mundo
martes, 3 de marzo de 2026
sábado, 28 de febrero de 2026
Paseos nocturnos - El teatro cerrado
(Del capítulo XIII de Un viajante, y no de comercio de Charles Dickens):
Caminando por las calles bajo el tamborileo de la lluvia, el sin hogar avanzaba y avanzaba, sin ver otra cosa que la interminable maraña de calles, salvo en alguna esquina, aquí y allá, en que había dos policías conversando, o un sargento o un inspector pasando revista a sus hombres. De tiempo en tiempo, aunque muy rara vez, el sin hogar advertía durante la noche la presencia de una cabeza furtiva que miraba desde el portal de una casa unos cuantos metros más adelante de él, y al llegar a la altura de la cabeza descubría a un hombre, muy tieso y pegado a la puerta, para manternerse dentro de la sombra del portal, acechando con toda evidencia la ocasión de rendir a la sociedad algún servicio especial. El sin hogar y el caballero en cuestión mirábanse uno a otro de la cabeza a los pies, como si sufriesen una especie de fascinación, dentro del silencio fantasmal que convenía a aquella hora, y se separaban sin cambiar entre ellos una sola palabra, pero recelando el uno del otro.
Drip, drip, drip. goteaban los salientes de las fachadas; de las tuberías y bajadas de agua salía ésta salpicando, y por fin la sombra sin hogar llegaba a las piedras del pavimento que conduce al puente de Waterloo, porque se le antojaba disponer de medio penique de excusa para dar las buenas noches al cobrador del peaje y para tener un atisbo de la hoguera en que éste se calentaba. Ver al cobrador del peaje suponía contemplar varias cosas confortables: un buen fuego, un buen gabán y una buena bufanda de lana; era asimismo una compañía excelente su despierta actividad cuando devolvía el cambio del medio penique echándolo sobre su mesa de metal, con el gesto de un hombre que se ríe en la noches y de todos sus dolorosos pensamientos, y que no se preocupa de que llegue pronto el alba.
Hacía falta algo que animase a cruzar el umbral del puente, porque éste era siempre temeroso. En aquellas noches a que me refiero, todavía no habían descolgado con una cuerda por encima del pretil el cadáver del hombre asesinado y partido en pedazos; ese hombre estaba aún con vida, y es muy probable que durmiese tranquilo, sin que perturbase sus sueños la pesadilla de lo que iba a ocurrir. Pero el río presentaba un aspecto espantoso, los edificios de las orillas se hallaban envueltos en negras mortajas y las luces que se reflejaban en el agua parecían dar a ésta una profundidad mayor, como si los espectros de los suicidas las tuviesen encendidas allá en el fondo para mostrar dónde habían ido a parar. La luna solitaria y las nubes parevcían tan inquietas como una conciencia pecadora en una cama desarreglada, y hasta la misma sombra de la inmensidad de Londres dormía oprimida encima del río.
Desde el puente hasta los dos grandes teatros sólo había una distancia de algunos centenares de pasos, de modo que eran los teatros quienes venían a continuación. Estos grandes pozos secos eran hoscoss y negros por la noche, y se presentaban desiertos ante la imaginación cuando ya se habían borrado sus hileras de caras, apagado las luces y quedádose vacíos los asientos. Se le ocurría a uno pensar que dentro de ellos no había nada a esa hora que se conociese a sí mismo, fuera de la calavera de Yorick. En uno de mis paseos nocturnos, y cuando las campanas de las iglesias habían vibrar los vientos y la lluvia de marzo con las campanadas de las cuatro, crucé el límite exterior de uno de esos grandes desiertos y penetré en el mismo. Provisto de una linterna fui tanteando el camino bien conocido hasta llegar al escenario y miré desde éste hacia la platea, que se parecía a una fosa inmensa abierta para tiempos de peste; miré también hacia el vacío que había más allá. Aquello era una caverna temerosa que daba una sensación de inmensidad, con su araña central muerta como todo lo demás, y sin que a través de la neblina y de la bruma se viese otra cosa que hileras de mortajas. El escenario en que se asentaban mis pies, y en el que la última vez que había estado allí tuve ocasión de ver a los campesinos napolitanos bailando entre las viñas, sin preocuparse en modo alguno de la montaña ardiente que amenazaba con destruirlos, hallábase ahora en poder de una gruesa serpiente: la manga de la bomba de incendios que yacía vigilante al acecho de la serpiente de fuego, dispuesta a arrojarse sobre la misma si dejaba ver su lengua ahorquillada. Un fantasma de sereno, portador de una moribunda vela, se paseaba por la lejana galería superior y desaparecía en ella. Me retiré dentro del proscenio, y alzando la luz por encima de mi cabeza hacia el telón enrollado en lo alto, y que ya no era verde, sino negro, como el ébano... se perdió mi vista en la bóveda sombría, que mostraba débiles síntomas de un naufragio de lonas y jarcias. Me sentí, poco más o menos, como un buzo pudiera sentirse en el fondo del mar.
miércoles, 25 de febrero de 2026
La mise en scène des apparitions
Un passage satanique de La Vie mode d'emploi de Georges Perec:
(...)
Blunt Stanley était à la merci d'Aurelio Lopez et il sut très vite qu'Aurelio Lopez entendait bien en profiter: des qu'ils furent en lieu sûr, le Philippin prévint l'officier que tous les détails de sa désertion avaient été consignés para écrit et enfermé dans des enveloppes scellées déposées chez des hommes de loi qui avaient pour consigne d'en perdre connaissance si Lopez restait plus d'un certain temps sans leur donner signe de vie. Puis il lui demanda dix mille dollars.
Blunt réussit à entrer en contact avec Ingeborg. Sur ses instructions, elle vendit tout ce qu'elle pouvait vendre —leur voiture, leur caravane, ses quelques bijoux— et gagna Hong-Kong où les deux hommes la rejoignirent. Quand ils eurent payé Aurelio Lopez, ils se retrouvèrent seuls, riches d'une soixantaine de dollars avec lesquels ils purent quand même atteindre Ceylan où ils réussirent à décrocher un engagement miteux dans un cinéma à attractions: entre les documentaires et le grand film, un rideau à paillettes venait recouvrir l'écran et un haut-parleur annonçait Joy and Hieronymus, les célèbres devins du Nouveau Monde.
Leur premier numéro exploitait deux trucs classiques des magiciens de fête foraine: Blunt, en fakir, devinait diverses choses à partir de chiffres apparemment choisis au hasard; quant à Ingeborg, en voyante, elle éraflait avec une plume d'acier la gélatine d'une plaque photographique représentant Blunt et une balafre sanglante identique apparaissait sur le corps de son partenaire. Le public cinghalais raffole habituellement de ce genre d'attractions, mais ils boudèrent celles-là: très vite, Ingeborg se rendit compte que son mari avait sur scène une présence indéniable mais qu'il était absolument indispensable qu'il n'ouvre jamais la bourche, sinon pour émettre deux ou trois sons inarticulés.
L'idée première de leurs prestations ultérieures naquit de cette contrainte et s'affina rapidement: après divers exercices de divination, Ingeborg entrait en transe et, communiquant avec l'au-delà, en faisant émerger l'Illuminé lui-même, Swedenborg, "le Bouddha du Nord", vêtu d'une longue tunique blanche, la poitrine constellée d'emblèmes rosicruciens, apparition lumineuse, vacillante, fuligineuse et fulgurante, effrayante, accompagnée de craquements, d'éclairs, d'étincelles, d'effluves, d'exhalaisons, d'émanation de toutes sortes. Swedenborg se contentait de pousser quelques grognements indistincts, ou des incantations du genre de "Atcha Botatcha Sab Atcha" qu'Ingeborg traduisait en phrases sibyllines émises 'une voix sifflante et étranglée:
"J'ai franchi les mers. Je suis dans une ville centrale, au pied d'un volcan. Je vois l'homme dans sa chambre; il écrit, il porte une large chemise flottante, noire avec des parements jaunes et blancs; il place la lettre dans un recueil de poésies de Thomas Dekker. Il se lève; il est une heure sur la pendule qui orne sa cheminée, etc."
Leur numéro, fondé sur les préparations sensorielles et psychologiques habituelles dans ce genre d'attraction —jeux de miroir, jeux de fumée à base de diverses combinaisons de charbon, soufre et salpêtre, illusions d'optique, mise en scène sonore— recontra d'emblée le succès, et quelques semaines plus tard un tourneur de spectacles leur offrit un contrat intéressant pour Bombay, l'Irak et la Turquie. C'est là, au cours d'une soirée dans une boîte de nuit d'Ankara qui s'appelait The Gardens of Heian-Kyô qu'eut lieu la rencontre qui allait décider de leur carrière: à la fin de leur spectacle, un homme rendit visite à Ingeborg dans sa loge et lui proposa cinq mille livres sterling si elle consentait à le mettre en présence du Diable, et plus précisément de Méphistophélès, avec lequel il souhaitait passer le pacte habituel: son salut éternel contre vingt ans d'omnipotence.
Ingeborg accepta. Faire apparaître Méphistophélès n'était pas, en soi, plus compliqué que faire apparaître Swedenborg, même si cette apparition devait se produire en présence d'un témoin unique, et non plus devant plusieurs dizaines ou centaines de spectateurs indifférents, amusés ou médusés, et, de toute façon, assis beaucoup trop loin de la chose pour venir vérifier certains détails si l'envie leur en prenait. Car si ce spectateur privilégié avait cru à l'apparition du "Bouddha du Nord" au point de risquer cinq mille livres pour voir le Diable, il n'y avait aucune raison pour que sa demande ne soit pas comblée.
Blunt et Ingeborg s'installèrent donc dans une villa louée pour la circonstance et modifièrent leur mise en scène en fonction de l'apparition demandée. Au jour fixé, à l'heure dite, l'homme se présenta à la porte de la villa. Pendant trois semaines, obéissant aux scrictes recommandations d'Ingeborg, il s'était efforcé de ne jamais sortir avant la tombée de la nuit, de ne se nourrir que de légumes verts cuits à l'eau et de fruits pelés avec des instruments non métalliques, de ne boire que des décoctions de fleurs d'orangers et des infusions de menthe fraîche, de basilic et d'origan.
Un serviteur indigène fit pénétrer le candidat dans une pièce presque sans meubles, entièrement peinte en noir mat, à peine éclairée par des torchères évasées qui donnaient des flammes d'un jaune verdâtre. Au centre de la pièce pendait une boule de cristal taillé, tournant lentement sur elle-même et dont les mille minuscules facettes lançaient de façon apparemment imprévisible des éclats étincelants. Ingeborg était assise en dessous, dans un haut fauteuil peint en rouge sombre. A environ un mètre d'elle, un peu à sa droite, sur des pierres plates posées à même le sol, un feu brûlait en dégageant une fumée abondante et âcre.
Selon l'usage l'homme avait apporté dans un sac de toile bise une poule dont il banda les yeux et qu'il égorgea au-dessus du feu, en regardant dans la direction de l'est. Le sang de la poule n'éteignit pas le foyer; il parut au contraire, l'aviver: de hautes flammes bleues dansèrent et la jeune femme, pendant plusieurs minutes, les observa attentivement, sans davantage se préoccuper de la présence de son client. Enfin, se levant, elle prit avec une petite pelle des cendres qu'elle jeta sur le sol, un peu en avant de son fauteuil, où, instantanément, elles dessinèrent un pentacle. Prenant alors l'homme par le bras, elle le fit s'asseoir dans le fauteuil, l'obligeant à se tenir très droit, immobile, les mains posées bien à plat sur les accoudoirs. Elle-même, s'agenouillant au centre du pentacle, se mit à déclamer d'une voix suraigüe une incantation aussi longue qu'incompréhensible:
"Al barildim gotfano dech min brin alabo dordin falbroth ringuam albaras. Nin porth sadikim almucathin milko prin al elmim enthoth dal heben ensouim: kuthm al dum alkatim nim borth dechoth parth min michais im endoth, pruch dal maisolum hol moth dansrilim lupaldas im voldemoth. Nin hur diavosth mnarbotim dal goush palfrapin duch im scoth pruch galeth dal chinon min foulchrich al conin butathen doth dal prim."
Au fur et à mesure que l'incantation se déroulait, la fumée se faisait de plus en plus opaque. Bientôt il y eut des fumerolles roussâtres accompagnées de crépitements et d'étincelles. Puis tout à coup les flammes bleuâtres grandirent démesurément et presque aussitôt retombèrent: juste derripere le feu, debout, les bras croisés, Méphistophélès souriait de toutes ses dents.
C'était un Méphisto plutôt traditionnel, presque conventionnel même. Il n'avait ni cornes, ni longue queue fourchue, ni pieds de bouc, mais un visage verdâtre, des yeux sombres très enfoncés dans leurs orbites, des sourcils épais et très noirs, des moustaches effilées, une barbichette à la Napoléon III. Il portait un costume assez imprécis dont étaient surtout visibles un jabot en dentelle immaculé et un gilet rouge sombre, tout le reste étant masqué par une grande cape noire dont les revers de soie rouge feu luisaient dans la demi-obscurité.
Méphistophélès ne dit pas un mot. Il se contenta d'incliner très lentement la tête en portant sa main droite contre son épaule gauche. Puis il tendit le bras au-dessus du foyer dont les flammes semblaient maintenant presque immatérielles et dégagaient une fumée très parfumée, et il fit signe au candidat de s'approcher. L'homme se leva, et vint se placer devant Méphistophélès, de l'autre côté du feu. Le Diable lui tendit un parchemin plié en quatre sur lequel étaient tracés une dizaine de signes incompréhensible; puis, luis saisissant la main gauche, il lui piqua le pouce avec une aiguille d'acier, faisant perler une goutte de sang qu'il apposa sur le pacte; dans le coin opposé, il traça rapidement avec son index gauche apparemment couvert d'une suie grasse et épaisse sa propre signature, qui ressemblait à une grosse main qui n'aurait eu que trois doigts. Puis il déchira la feuille en deux, en mit une moitié dans la poche de son gilet et tendit l'autre à l'homme en s'inclinant profondément.
Ingeborg posa un cri strident. Il y eut comme un bruit de papier froissé et la lueur aveuglante d'un éclair explosa dans la pièce, accompagnée d'un coup de tonnerre et d'une intense odeur de soufre. Une fumée acre et épaisse se forma tout autour du foyer. Méphistophélès avait disparu et, se retournant, l'homme vit de nouveau Ingeborg assise dans son fauteuil; il n'y avait plus, devant elle, de trace du pentacle.
En dépit des précautions exagérées dont elle s'entoura, et de l'aspect rigide, un peu trop appuyé, de ses manifestations, il semble bien que cette apparietion ait correspondu à ce qu'en attendait l'homme, car non seulement il paya sans rechigner la somme promise, mais un mois plus tard, toujours sans révéler son identité, il fit savoir à Ingeborg qu'un de ses amis, résident en France, avait le vif-désir d'assister à une cérémon ie identique à celle qu'il avait eu l'insigne honneru de voir se dérouler, et qu'il était disposé à lui donner cinq millions de francs français et à assurer de surcroît ses frais de déplacement et son séjour à Paris.
C'est ainsi qu'Ingeborg et Blunt arrivèrent en France. Mais malheureusement pour eux ils n'y arrivèrent pas seuls. Trois jours avant leur départ, Aurélio Lopez, dont les affaires avaient mal tourné, les avait rejoints à Ankara et il exigea de partir avec eux. Il ne leur était pas possible de refuser. Ils s'installèrent tous les trois dans le grand appartement du premier. Il était déjà convenu que Blunt ne se montrerait jamais. Quant à Aurelio, il fut décidé qu'au lieu d'embaucher une femme de chambre et un maître d'hôtel, il ferait, sous le nom de Carlos, office de chauffeur, de garde du corps et de boy.
En un peu plus de deux ans, Ingeborg fit apparaître 82 fois le Diable, pour des prix qui finirent par atteindre vingt, ving-cinq et même une fois trente millions de francs (anciens). La liste de ses clients comprend six députés (dont trois devinrent effectivement ministres, et un seulement sous-secrétaire d'Etat), sept haut fonctionnaires, onze chefs d'entreprise, six officiers généraux et supérieurs, deux professeurs à la faculté de Médecine, divers sportifs, plusieurs grands couturiers, des restaurateurs, le directeur d'un journal et même un cardinal, le reste des candidats appartenant au monde des arts, des lettres, et surtout du spectacle. tous étaient des hommes, à l'exception d'une chanteuse d'opéra noire, dont l'ambition était de chanter le rôle de Desdémone: peu de temps après avoir conclu son pacte avec le Diable, elle réalisa son rêve grâce à une mise en scène "en négatif" qui fit scandale, mais assura la notoriété de la cantatrice et du metteur en scène: le rôle d'Otello était chanté par un Blanc, tous les autres rôles étant tenus par des artistes noirs (ou des Blancs maquillés) dans des décors et des constumes également "inversés" où tout ce qui était clair ou blanc (le mouchoir et l'oreiller par exemple, pour ne citer que ces deux accesoires indispensables) devenait sombre ou noir, et vice versa.
Personne n'émit jamais de doute sur la "réalité" de l'apparition et l'authenticité du pacte. Une seule fois, un de leurs clients s'étonna de conti nuer à avoir une ombre et de se voir dans les glaces, et Ingeborg dut lui faire comprender que c'était un privilège que Méphistophélès lui accordait pour lui éviter d'être "reconnu et brûlé vif en place publique".
Pour autant qu'Ingeborg et Blunt purent s'en rendre compte, l'effet des pactes fut presque toujours bénéfique: la certitude de l'omnipotence suffisait généralement à faire accomplir à ceux qui avaient vendu leur âme au Diable les prodiges qu'ils attendaient d'eux-mêmes. Le couple n'eut pas, en tout cas, de problème de recrutement. Trois mois à peine après leur arrivée à Paris, Ingeborg dut commencer à refuser les offres qui affluaient et à imposer aux candidats des tarifs de plus en plus élevés, des délais d'attente de plus en plus longs et des épreuves préparatoires de plus en plus rigoureuses. Quane elle mourut, son "carnet de commandes" était rempli pour plus d'un an, plus de trente candidats attendaient leur tour, et quatre d'entre eux se suicidèrent en apprenant sa mort.
La mise en scène des apparitions ne fut jamais très différente de ce qu'elle avait été à Ankara, si ce n'est que, très vite, les séances ne commencèrent plus dans l'obscurité. Les torchères évasées furent remplacées par des cylindres noirs, lourds d'apparence qui, debout sur le plancher, étaient surmontés de grosses ampoules sphériques en verre d'où émanait une vive clarté bleue qui diminuait insensiblement, laissant le candidat se rendre compte tout à son aise que la salle était vide en dehors de la jeune femme et de lui-même et que toutes les issues étaient hermétiquement closes. Le réglage des lumières, le dosage des flammes, l'insonorisation nécessaire aux effets de tonnerre, le déclenchement des pastilles de ferrocérium produisant à distance des étincelles, le maniement de la limaille de fer et des aimants, toutes ces techniques de turcage furent perfectionnées et quelques autres introduites, en particulier l'emploi de certains insectes aphanniptères doués d'un pouvoir phosphorescent qui les nimbe d'un halo vert, et l'usage de parfumes et d'encens spéciaux qui, se mêlant à l'odeur des lys et des tubéreuses dont les lieux étaient constamment imprégnés, créait une sensation propice aux manifestations surnaturelles. Ces ingrédients n'auraient jamais suffi à persuader un être un tant soit peu sceptique, mais ceux qui avaient accepté les conditions d'Ingeborg et qui avaient enduré les épreuves préliminaires arrivaient le soir du pacte prêts à être convaincus.
(...)
martes, 24 de febrero de 2026
Cortejo y Galanteo
Bibliografía sobre CORTEJO Y GALANTEO: https://bibliojagl.blogspot.com/2026/03/cortejo-y-galanteo.html
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