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sábado, 8 de noviembre de 2025

La répétition ironique du monde

Michel Foucault, Histoire de la folie à l'âge classique:

 

Au cœur de la folie, le délire prend un sens nouveau. Jusqu'alors, il se définissait entièrement dans l'espace de l'erreur: illusion, fausse croyance, opinion mal fondée, mais obstinément poursuivie, il enveloppait tout ce qu'une pensée peut produire quand elle n'est plus placée dans le domaine de la vérité. Maintenant le délire est le lieu d'un affrontement perpétuel et instantané, celui du besoin et de la fascination, de la solitude de l'être et du scintillement de l'apparence, de la plénitude immédiate et du non-être de l'illusion. Rien n'¡est dénoué de sa vieille parenté avec le rêve; mais le visage de leur ressemblance est changé; le délire n'est plus la manifestation de ce qu'il y a de plus subjectif dans le rêve; il n'est plus le glissement vers ce qu'Héraclite appelait déjà l'idion kosmon. S'il s'apparente encore au rêve, c'est par tout ce qui, dans le rêve, est jeu de l'apparence lumineuse et de la sourde réalité, insistance des besoins et servitude des fascinations, par tout ce qui en lui est dialogue sans langage du jour et de la lumière. Rêve et délire ne communiquent plus dans la nuit de l'aveugelement, mais dans cette clarté où ce qu'il y a de plus immédiate en l'être affronte ce qu¡il y a de plus indéfiniment réfléchi dans les mirages de l'apparence. C'est ce tragique que délire et rêve recouvrent et manifestent en même temps dans la rhétorique ininterrompue de leur ironie. 

Confrontation tragique du besoin et de l'illusion sur un mode onirique, qui annonce Freud et Nietzsche, le délire du Neveu de Rameau est en même temps la répétition ironique du monde, sa reconstitution destructrice sur le théâtre de l'illusion: "...criant, chantant, se démenant comme un forcéné, faisant lui seul les danseurs, les danseuses, les chanteurs, les chanteuses, tout un orchestre, tout un théâtre lyrique, se divisant en vingt rôles divers, courant, s'arrêtant avec l'air d'un énergumène, étincelant des yeux, écumant de la bouche... il pleurait, il criait, il soupirait, il regardait ou attendri ou tranquille ou furieux: c'était une femme qui se pâme de douleur, c'était un malheureux livré à tout son désespoir, un temple qui s'élève, des oiseaux qui se taisent au soleil couchant... C'était la nuit avec ses ténèbres, c'était l'ombre et le silence" (Le Neveu de Rameau, pp. 485-486). 

La déraison ne se retrouve pas comme présence furtive de l'autre monde, mais ici même, dans la transcendance naissante de tout acte d'expression, dès la source du langage, à ce moment tout à la fois initial et terminal où l'homme devient extérieur à lui-même, en accueillant dans son ivresse ce qu'il y a de plus intérieur au monde. La déraison ne porte plus ces visages étranges où le Moyen age aimait à la reconnaître, mais le masque imperceptible du familier et de l'identique.  La déraison, c'est à la fois le monde lui-même et le même monde, séparé de soi seulement par la mince surface de la pantomime; ses pouvoirs ne sont plus de dépaysement; il ne lui appartient plus de faire surgir ce qui est radicalement autre, mais de faire tournoyer le monde dans le cercle du même.

Mais dans ce vertige, où la vérité du monde ne se maintient qu'à l'intérieur d'un vide absolu, lhomme rencontre aussi l'ironique perversion de sa propre vérité, au moment où elle passe des songes de l'intériorité aux formes de l'échange. La déraison figure alors un autre malin génie—non plus celui qui exile l'homme de la vérité du monde, mais celui qui à la fois mystifie et démystifie, enchante jusqu'à l'extrême désenchantement cette vérité de lui-même que l'homme a confiée à ses mains, à son visage, à sa parole; un malin génie qui opère non plus quand l'homme veut accéder à la vérité, mais quand il veut restituer au monde une vérité qui est la sienne propre, et que, projeté dans l'ivresse de sensible où il se perd, il reste finalement "immobile, stupide, étonné" (ibid., p. 486). Ce n'est plus dans la perception qu'est logée la possibilité du malin génie, c'est dans l'expression; et c'est bien là le comble de l'ironie que l'homme livré à la dérision de l'immédiat et du sensible, aliéné en eux, par cette médiation qu'il est lui-même. 

Le rire du Neveu de Rameau préfigure à l'avance et réduit tout le mouvement de l'anthropologie du XIXe siècle; dans toute la pensée post-hégélienne, l'homme ira de la certitude à la vérité par le travail de l'esprit et de la raison, mais depuis bien longtemps déjà, Diderot avait fait entendre que l'homme est incessamment renvoyé de la raison à la vérité non vraie de l'immédiat, et ceci par une médiation sans travail, une médiation toujours déjà opérée du fond du temps. Cette médiation sans patience et qui est à la fois distance extrême et absolue promiscuité, entièrement négative parce qu'elle n'a de force que subversive, mais totalement positive, parce qu'elle est fascinée dans ce qu'elle suprime, c'est le délire de la déraison—l'énigmatique figure dans laquelle nous reconnaissons la folie. Dans son entreprise pour restituer, par l'expression, l'vresse sensible du monde, le jeu pressant du besoin et de l'apparence, le délire reste ironiquement seul: la souffrance de la faim reste insondable douleur.

martes, 23 de noviembre de 2021

Se acabó la conversación

El nieto de Goya

Impostura intelectual


Género, Lenguaje y Poder

Esto lo pongo en un par de rincones que se han olvidado de cerrar a los comentarios. Pero está claro que las opiniones no son bienvenidas, las disidentes (¿de quién?) por supuesto, pero ni tan siquiera las favorables o consonantes. Hale a cerrar el chiringuito hasta que escampe y se acabe el virus. El mental, digo.

Esta plaga moral de intolerancia y prepotencia, esta afición franquista (por utilizar un término comprensible) a la censura y a impedir la libertad de opinión, no es sin embargo privativa de nuestra Facultad. Ésta se mueve con el signo de los tiempos, y mucho me temo que me ha censurado por poner opiniones ofensivas al Covidismo o Tragacionismo ambiental.  Cosas por ejemplo contra las Vacunas, que son el sacramento de esta nueva religión que nos ha invadido, al igual que las Mascarillas son su shibboleth impuesto por la fuerza.

Les avisé, en efecto, a mis colegas de la facultad, de que no continuaran con sus pautas de vacunaciones pues en Reino Unido la mortandad entre vacunados es el doble que entre no vacunados. Una cosa que podría uno pensar que les afecta y va en favor del interés público. Y si estoy equivocado (en su opinión) bien me podrían decir "Estimado compañero: gracias por tu información y por tu preocupación por nuestra salud; ahora bien, queremos señalar que los datos que nos pasas tienen otras lecturas por tal y cual, o no son fiables por tal y cual, etc., y nosotros por nuestra parte animamos a la gente a vacunarse por el bien público etc. etc." Eso es una conversación académica, informada (si aportan datos) y educada. 

Esto es todo lo contrario. Esto es histeria azuzada, cierre de filas conformista, despotismo, tragacionismo,

En AEDEAN se ha producido el mismo fenómeno. En lugar de decir: "Estimado socio y compañero, esta página es temática y borraremos todas las publicaciones que no estén relacioandas directamente con los estudios ingleses y norteamericanos, con los literarios queremos decir, no con asuntos políticos o sociológicos de ningún tipo en estos tiempos de pandemia y desinformación" (etc.). 

Pero no Prefieren ante la duda cargarse el espacio de diálogo para todo el mundo.  Yo esta gente no sé realmente cómo le funciona la cabeza, o qué criterio les asoma al mirarse al espejo.



Clausura mental de AEDEAN


Y mientras en periódicos y radios y televisores ya se airean sin el menor pudor las nociones más nazis que imaginarse puedan acerca de qué hacer con los no vacunados, o con los negacionistas, cómo confinarlos, perseguirlos, o inocularlos a la fuerza por el Bien Común. Que son sin duda gente infectada, muy enferma de actitud, y que deben ser apartados de la sociedad según procedimientos bien acreditados por la Historia, y estudiados con horror y aspavientos de escándalo por todo este patético personal académico.

 

Vuelve la censura a AEDEAN

 

 

 

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Amadeus - Queen of the Night

  One of Mozart’s most famous operatic moments came to the big screen in the 1984 film Amadeus, when the “Queen of the Night” aria rang out ...