jueves, 9 de julio de 2026
martes, 23 de junio de 2026
viernes, 22 de mayo de 2026
domingo, 26 de abril de 2026
sábado, 18 de abril de 2026
Théâtre du martyre
Selon Ernest Renan, L'Antéchrist (1873), décrivant la suite de l'incendie de Rome sous Néron, et l'inculpation et persécution des chrétiens. Avec l'affreux théâtre de la cruauté de Nerón avant Artaud.
On arrêta d'abord un certain nombre de personnes soupçonnées de faire partie de la secte nouvelle, et on les entassa dans une prison, qui était déjà un supplice à elle seule. Elles confessèrent leur foi, ce qui put être considéré comme un aveu du crime qu'on en jugeait inséparable. Ces premières arrestations en amenèrent un très-grand nombre d'autres. La plupart des inculpés paraissent avoir été des prosélytes observant les préceptes et les conventions du pacte de Jérusalem. Il n'est pas admissible que de vrais chrétiens nient dénoncé leurs frères; mais on put saisir des papiers; quelques néophytes à peine initiés purent céder à la torture. On fut surpris de la multitude des adhérents qu'avaient réunis ces deoctrines ténébreuses; on en parla non sans épouvante. Tous les hommes sensés trouvèrent l'accusation d'avoir mis le feu extrêmement faible. "Leur vrai crime, disait-on, c'est la haine du genre humain." Quoique persuadés que l'incendie était le crime de Néron, beaucoup de Romains sérieux virent dans ce coup de filet à la police une façon de délivrer la ville d'une peste très-meurtrière. Tacite, malgré quelque pitié, est de cet avis. Quant à Suétone, il range parmi les mesures louables de Néron les supplices qu'il fit subir aux partisans de la nouvelle et malfaisante superstition.
Ces supplices furent quelque chose d'effroyable. On n'avait jamais vu de pareils raffinements de cruauté. Presque tous les chrétiens arrêtés étaient des humiliores, des gens de rien. Le supplice de ces malheureux, quand il s'agissait de lèse-majesté ou de sacrilège, consistait à être livrés aux bêtes ou brûlés vifs dans l'amphithéâtre, avec accompagnement de cruelles flagellations. Un des traits les plus hideux des mœurs romaines était d'avoir fait du supplice une fête, et de la vue de la tuerie un jeu public. La Perse, à ses moments de fanatisme et de terreur, avait connu d'affreux deploiements de tortures; plus d'une fois elle y avait goûté une sorte de volupté sombre; mais jamais avant la domination romaine on n'avait été jusqu'à chercher dans ces horreurs un divertissement public, un sujet de rires et d'applaudissements. Les amphithéâtres étaient devenu les lieux d'éxecution; les tribunaux fournissaient l'arène. Les condamnés du monde entier étaient acheminés sur Rome pour approvisionnement du cirque et l'amusement du peuple. Que l'on joigne à cela une atroce exagération dans la pénalité, qui faisait que de simples délits étaient punis de mort; qu'on y ajoute de nombreuses erreurs judiciaires, résultat d'une procédure criminelle défectueuse, on concevra que toutes les idées fussent perverties. Les suppliciés étaient considérés bien plutôt comme des malheureux que comme des criminels; en bloc, on les tenait pour presque innocents, innoxia corpora.
A la barbarie des supplices, cette fois, on ajoute la dérision. Les victimes furent gardées pour une fête, à laquelle on donna sans doute un caractère expiatoire. Rome compta peu de journées aussi extraordinaires. Le ludus matutinus, consacré aux combats d'animaux, vit un défilé inouï. Les condamnés, couverts de peaux de bêtes fauves, furent lancés dans l'arène, où on les fit déchirer par des chiens; d'autres furent crucifiés; d'autres, enfin, revêtus de tuniques trempées dans l'huile, la poix ou la résine, se virent attachés à des poteaux et réservés pour éclairer la fête de nuit. Quand le jour baissa, on alluma ces flambeaux vivants. Néron offirt pour le spectacle les magnifiques jardins qu'il possédait au delà du Tibre et qui occupaient l'emplacement actuel du Borgo, de la place et de l'église de Saint_Pierre. Il s'y trouvait un cirque, commencé par Caligula, continué par Claude, et dont un obelisque, tiré d'Héliopolis (celui-la même qui marque de nous jours le centre de la place de Saint-Pierre), était la borne. Cet endroit avait déjà vu des massacres aux flambeaux. Caligula, en se promenant, y fit décapiter à la lueur des torches un certain nombre de personnages consulaires, de sénateurs et de dames romaines. L'idée de remplacer les falots par des corps humains imprégnés de substances inflammables put paraître ingénieuse. Comme supplice, cette façon de brûler vif n'était pas neuve; c'était la peine ordinaire des incendiaires, ce qu'on appelait la tunica molesta; mais on n'en avait jamais fait un système d'illumination. A la clarté de ces hideuses torches, Néron, qui avait mis à la mode les courses du soir, se montra dant l'arène, tantôt mêlé au peuple en habit de jockey, tantôt conduisant son char et recherchant les applaudissements. Il yh eut pourtant quelques signes de compassion. Même ceux qui croyaient les chrétiens coupables et qui avouaient qu'ils avaient mérité le dernier supplice eurent horreur de ces cruels plaisirs. Les hommes sages eussent voulu qu'on fît seulement ce qu'exigeait l'utilité publique, qu'on purgeât la ville d'hommes dangereux, mais qu'on n'eût pas l'air de sacrifier des criminels à la férocité d'un seul.
Des femmes, des vierges furent mêlées à ces jeux horribles. On se fit une fête des indignités sans nom qu'elles souffrirent. L'usage s'était établi sous Néron de faire jouer aux condamnés dans l'amphithéâtre des rôles mythologiques, entraînant la mort de l'acteur. Ces hideux opéras, où la science des machines atteignait à des effets prodigieux, étaient chose nouvelle; la Grèce eût été surprise, si on lui eût suggéré une pareille tentative pour appliquer la férocité à l'esthétique, pour faire de l'art avec la torture. Le malheureux était introduit dans l'arène richement costumé en dieu ou en héros voué à la mort, puis représentait par son supplice quelque scène tragique des fables consacrées par les sculpteurs et les poëtes. Tantôt c'était Hercule furieux, brûlé sur le mont Œta, arrachant de dessus sa peau la tunique de poix enflammée; tantôt Orphée mis en pièces par un ours, Dédale précipité du ciel et évoré par les bêtes, Pasiphaé subissant les étreintes du taureau, Attys meurtri; quelquefois, c'étaient accoutrés en prêtres de Saturne, le manteau rouge sur le dos, les femmes en prêtresses de Cérès, portant les bandelettes au front; d'autres fois enfin, des pièces dramatiques, au courant desquelles le héros était réellement mis à mort, comme Lauréolus, ou bien des représentations d'actes tragiques comme celui de Musius Scævola. A la fin, Mercure, avec une verge de fer rougie au feu, touchait chaque cadavre pour voir s'il remuait; des valet masqués, représentant Pluton ou l'Orcus, traînaient les morts par les pieds, assommant avec des maillets tout ce qui palpitait encore.
Les dames chrétiennes les plus respectables durent se prêter à ces monstruosités. Les unes jouèrent le rôle des Danaïdes, les autres celui de Dircé. Il est difficile de dire en quoi la fable des Danaïdes puvait fournir un tableau sanglant. Le supplice que toute la tradition mythologique attribue à ces femmes coupables, et dans lequel on les représentait, n'était pas assez cruel pour suffire aux plaisirs de Néron et des habitués de son amphithéâtre. Peut-être défilèrent-elles portant des urnes, et reçurent-elles le coup fatal d'un acteur figurant Lyncée. Peut-être vit-on Aymone, l'une des Danaïdes, poursuvie par un satyre et violée par Neptune. Peut-être enfin ces malheureuses traversèrent-elles succesivement devant les spectateurs la série des supplices du Tartare, et mourrurent-elles après des heures de tourments. Les représentations de l'enfer étaient à la mode. Qulques années auparavant (l'an 41), des Égyptiens et des Nubiens vinrent à Rome et eurent un grand succès, en donnant des séances de nuit, où l'on montrait par ordre les horreurs du monde souterrain, conformément aux peintures des syringes de Thèbes, notamment du tombeau de Séthi Ier.
Quant aux supplices des Dircés, il n'y a pas de doute. On connaît le groupe colossal désigné sous le nom de Taureau Farnèse, maintenant au musée de Naples. Amphion et Zéthus attachent Dircé aux cornes d'un taureau indompté, qui doit la traîner à travers les rochers et les ronces du Cithéron. Ce médiocre marbre rhodien, transporté à Rome dès le temps d'Auguste, était l'objet de l'universelle admiration. Quel plus beau sujet pour cet art hideux que la cruauté du temps avait mis en vogue et qui consistait à faire des tableaux vivants avec les statues célèbres? Un texte et une fresque de Pompéi semblent prouver que cette scène terrible était souvent représentée dans les arènes, quand on avait à supplicier une femme. Attachées nues par les cheveux aux cornes d'un taureau furieux, les malheureuses assouvissaient les regards lubriques d'un peuple féroce. Quelques-unes des chrétiennes immolées de la sorte étaient faibles de corps; leur courage fut surhumain; mais la foule infâme n'eut d'yeux que pour leurs entrailles ouvertes et leurs seins déchirés.
Néron fut sans doute présent à ces spectacles. Comme il était myope, il avait coutume de porter dans l'œil, quand il suivait les combats de gladiateurs, une émeraude concave qui lui servait de lorgnon. Il aimait à faire parade de ses connaissances de sculpteur; on prétend que sur le cadavre de sa mère il émit d'odieuses remarques, luant ceci, blâmant cela. Une chair palpitant sous la dent des bêtes, une pauvre fille timide, voilant sa nudité d'un geste chaste, puis soulevée par un taureau et mise en lambeaux sur les cailloux de l'arène, devaient offrir des formes plastiques et des couleurs dignes d'un connaisseur comme lui. Il était là, au premier rang, sur le podium, mêlé aux vestales et aux magistrats curules, avec sa mauvaise figure, sa vue basse, ses yeux bleus, ses cheveux châtains, bouclés en étages, la lèvre redoutable, son air méchant et bête à la fois de gros poupard niais, béat, bouffi de vanité, pendant qu'une musique d'airain vibrait dans l'air, ondulé par une buée de sang. Il raisonnait sans doute en artiste sur l'attitude pudique de ces nouvelles Dircés, et trouva, j'imagine, qu'un certain air de résignation donnait à ces femmes pures, près d'être déchirées, un charme qu'il n'avait pas connu jusque-là.
sábado, 20 de diciembre de 2025
Robot dancers
Robots in China are doing it all now, even dancing on stage like pros.
— Rohan Paul (@rohanpaul_ai) December 19, 2025
Here Unitree robots doing Webster flips and are performing at Chinese-American singer Wang Leehom’s concert in Chengdu.pic.twitter.com/2BNWdok0bf
martes, 9 de diciembre de 2025
Tauromaquia
Bibliografía sobre TAUROMAQUIA: https://bibliojagl.blogspot.com/2025/12/tauromaquia.html
sábado, 15 de noviembre de 2025
martes, 28 de octubre de 2025
Les convulsionnaires (un théâtre de la cruauté)
Le délire et la folie, transformés en théâtre de la cruauté, un spectacle choise pour les curieux et les aristocrates... D'après Diderot, dans son dialogue "Cinqmars et Derville" (1760):
Cinqmars.— Vous la rappelez-vous, cette histoire [des convulsionnaires]?
Derville.— A merveille.
Cinqmars.— Eh bien, voyons donc ce qu'elle a de si plaisant.
Ils continuente de marcher.
Derville.— Je n'y mettrai pas les grâces du chevalier.
Cinqmars.— N'importe, contez toujours.
Derville.— Eh bien, le chevalier a été curieux d'assister à une assemblée de convulsionnaires. Il en a vu une à qui on mit un bourrelet, qui contrefaisait l'enfant, marchant sur ses genoux, et qu'on étendit ensuite sur une croix; en effet, on la crucifia, on lu perça de clous les pieds et les mains; son visage se couvrit d'une sueur froide, elle tomba en convulsion. Au milieu de ses tourments, elle demandait du bonbon, à faire dodo, et mille autres extravagances que je ne me rappelle pas. Détachée de la croix, elle caressait avec ses mains, encore ensanglantées, le visage et les bras des spectaturs... et l'embarras de Mme de Kinski... et les mines du chevalier en les contrafaisant, vous les rappelez-vous?
Cinqmars.— Oui, mais vous ne riez plus.
Derville, étonné et embarrassé.— Plaît-il?
Cinqmars.— Vous ne riez plus; ce fait ne vous paraît donc plus si plaisant?
Derville.— C'est que la façon de conter fait tout. Je vous l'avais bien dit, cela n'a pas le même sel.
Cinqmars, en lui prenant la main.—Ce n'est pas cela, mon ami; l'évaporation générale à laquelle on participe sans s'en apercevoir à la fin d'un repas bruyant, nous ôte souvent la faculté de réfléchir; et le rire déplacé ou inconsidéré en est la suite, quand il ne vient pas d'un vice du cœur. Vous me paraissiez tous vis-à-vis du chevalier, lorsqu'il contrefaisait les convulsionnaires, comme des gens qui iraient aux Petites-Maisons [l'hôpital des fous] par partie de plaisir, repaître leur férocité du tableau de la misère et de la faiblesse humaines. Comment, morbleu, vous n'êtes affecté que du ridicule de cette indécente pantomime, et vous ne voyez pas que le délire et l'aliénation de ces têtes fanatiques les rendent cruels et homicides envers eux et leurs semblables?
Derville.— J'en conviens; mais au diable, si je puis les plaindre à un certain point. C'est un genre de bonheur qu'ils ont choisi.
Cinqmars.— Soit. Mais la cause de ce choix est absurde!... Ne tient-il pas au dérangement des organes, et par conséquent à la faiblesse de notre nature?... Une fibre plus ou moins tendue... Tenez, un de vos éclats de rire immodérés pouvait vous rendre aussi à plaindre... ou aussi plaisant qu'eux.
Derville.— D'accord.
Cinqmars.— Et les conséquences, monsieur, les conséquences! y avez-vous pensé? Croyez-vous que le fanatisme poussé à ce degré se borne à faire pitié aux uns, et à exciter le mépris ou le rire des autres? Tien ne se communique plus vite, rien n'excite plus de fermentation que cette chaleur de tête... Un homme parvenu à se faire un jeu des tourments, et même de sa vie, sera-t-il fort occupé du bonheur et de la conservation de ses semblables? Et si son voisin, son ennemi surtout, a des opinions différentes; s'il les croit nuisibles, dangereuses; voyez-vous où cela mène? Riez donc, morbleu, riez si vous en avez le courage.
(...)
domingo, 31 de agosto de 2025
miércoles, 6 de agosto de 2025
Domitian's Spectacles
From Robert Graves's translation of Suetonius's The Twelve Caesars. Domitian, the last of the twelve, was for some time an enthusiast of poetry, but later neglected it altogether and even forbade actors from appearing on the public stage at one point —perhaps in part because his wife Domitia had fallen in love with the actor Paris. (He also had a student of this actor executed because he looked like Paris). He prohibited stage lampoons of known citizens as well. But he did provide other spectacles in the Roman taste:
Domitian presented many extravagant entertainments in the Colosseum and the Circus. Besides the usual two-horse chariot races he staged a couple of battles, one for infantry, the other for cavalry; a sea-fight in the Colosseum; wild-beast hunts; gladiatorial shows by torchlight in which women as well as men took part. Nor did he ever forget the Quaestorian Games which he had revived; and allowed the people to demand a combat between two pairs of gladiators from his own troop, whom he would bring on last in their gorgeous Court livery. Throughout every gladiatorial show Domitian would chat, sometimes in very serious tones, with a little boy who had a grotesquely small head and always stood at his knee dressed in red. Once he was heard to ask the child, 'Can you guess why I have just appointed Mettius Rufus Prefect of Egypt?' A lake was dug at his orders close to the Tiber, surrounded with seats, and used for almost full-scale naval battles, which he watched even in heavy rain.
He also held Secular Games, fixing their date by Augustus's old reckoning, and ignoring Claudius's more recent celebration of them; and for the circus racing, which formed part of the festivities, reduced the number of laps from seven to five, so that 100 races a day could be run off. In honour of Capitoline Jupiter he founded a festival of music, horsemanship, and gymnastics, to be held every five years, and awarded far more prizes than is customary nowadays. The festival included Latin and Greek public-speaking contests, competitions for choral singing to the lyre and for lyre-playing alone, besides the usual solo singing to lyre accompaniment; he even instituted foot races for girls in the Stadium.When presiding at these functions he wore buskins, a purple Greek robe, and a gold crown engraved with the images of Jupiter, Juno, and Minerva; and at his side sat the Priest of the Capitoline Jupiter and the Priest of the Deified Flavians, wearing the same costume as he did, except for crowns decorated with his image. Domitian also celebrated the annual five-day festival of Minerva at his Alban villa, and founded in her honour a college of priests, whose task it was to supply officers, chosen by lot, for producing lavish wild-beast hunts and stage plays, and sponsoring competitions in rhetoric and poetry.
(The Twelve Caesars, p. 308)
domingo, 3 de agosto de 2025
ÓPERA ALEMANA
Así empieza una entrada de la ENCICLOPEDIA NAZI CONTADA PARA ESCÉPTICOS de Juan Eslava Galán (Planeta):
ÓPERA ALEMANA. "Hitler tuvo la habilidad de inventar una coreografía del Estado convincente —escribe Sujic—. Necesitaba ceremonias, además de saludos, protocolos y una serie de rituales diarios, igual que necesitaba uniformes, bandera e insignias, a los que dispensó tanto cuidado y atención." (13)
Nota 13. Sudjic 2007, p. 33. Véase Nazi Germany: Pictures of the Madness (1937-1939). <https://www.youtube.com/watch/v=AkXPD92Fg2c>
Con Hitler toda Alemania se convirtió en un gigantesco escenario en el que se representaba una magna ópera, ese género musical que abarca no solo la música y el texto del libreto, sino variadas artes escenográficas (vestuario, decoracvión, iluminación, pintura, arquitectura, atrezo).
Nota 14. Speer (v.), responsable un tiempo de aquel tinglado como "decorador jefe", lo confiesa en sus memorias: "En aquella época sentía una gran afición por las banderasy las utilizaba siempre que podía: permitían introducir una nota de color en la arquitectura de piedra. Advertí que la bandera de la esvástica (v.) diseñada por Hitler se adaptaba mucho mejor al uso arquitectónico que la bandera de las tres franjas de color [...] y la empleé como objeto decorativo para cubrir desde le alero hasta la acera los feos edificios de la época de la fundación del Segundo Reich (Speer, 2001, p. 111, v. banderas a la gresca).
De todo ello se ayudó Hitler para representar su ópera, en la que él interpretaba al personaje principal, sus compinches hacían los papeles secundarios, a cuál mejor caracterizado (el gordo pomposo, el redrojo cojito enredador, el malvado y pálido gafitas, el siniestro letón, etc.), y el pueblo alemán en su colectividad hacía los coros y la multitud de figurantes. Esa ópera a la que todo contribuía se representó durante 2 años ininterrumpidamente y respondió, dependiendo de la época, a las distintas clasificaciones que se hacen de la ópera: comenzó siendo bufa, con modestos actores que la representaban por las cervecerías de Múnich, tuvo su momento de disparatada opereta en el Putsch (v.) de 923, creció en talla actorial y escenario hasta la grand opera de los años centrales del nazismo, desfiles, concentraciones de Núrembert (v. congresos del partido), Olimpiadas (v.)..., mutó a pastoral heroica con la Blitzkriegt (v. guerra relámpago), pasmo del mundo, y finalmente se desinfló hasta dar en una penosa tragedie confundida con el wagneriano crepúsculo de los dioses (v.), con ese "estruendo final amenazador que los alemanes confunden tan de buena gana con la grandeza" (Nota 15)
Nota 15. Ludwig, 2011, p. 25.
¡Ópera alemana! Todavía fascina al mundo, ahora que podemos ver en color sus performances prolijamente rodadas por la Riefenstahl (v.) y la UFA, con sus coreografías multitudinarias, con sus banderas, fanfarrias e himnos, con sus desfiles y coros, con sus efectos de iluminación y proyectores capaces de crear catedrales de luz, con sus ciudades convertidas en braseros de danzantes torbellinos de fuego por la aviación aliada que les aseguraba "el sacrificio por la comunidad".
"Las espectaculares concentraciones del partido con cientos de miles de participantes y su fastuosa decoración e iluminación con reflectores antiaéreos, sus desfiles de precisión milimétrica, sus ritos paganos y su monumentalidad, su reivindicación de la fuerza, la camaradería, le épica y la acción, la oportunidad que ofrecía al individuo de disolverse en el grupo, la evocación de un pasado legendario junto a la promesa de un futuro radiante... Todo ello atrajo a muchos elemanes." (Nota 16)
(Nota 16). Bilbao, 2102, p. 1.
¿Qué decir del amor del pueblo alemán por los uniformes? Había uniformes para cada oficio, para cada situación de ese "cada oficio", e incluso a veces para cada hora del día. "Hay en Alemania más botas de montar que en la pampa argentina—escribe Ludwig—; lo que no hay son jinetes." (Nota 17).
(Nota 17) Ludwig, 2011, p. 29.
La cualidad teatral de todo el montaje la detectan los buenos observadores. "Como si de una obra teatral o de cine se tratara, aparecen unos guionistas (ideólogos nacionalistas, antisemitas y racistas del siglo XIX), una productora (Partido Nacional Socialista del Trabajo Aleman [v. NSDAP]), una realización (Waffen-SS, Wehrmacht [v.]), colaboracionistas de los países ocupados), un director (Adolf Hitler) unos actores protagonistas (arios, alemanes, austriacos, nazis) y antagonistas (judíos, eslavos, comunistas, etc), unos extras (Sonderkommando [v.], Einsatzgruppen [v.]), un público espectador (mayoría del pueblo alemán-austriaco y nativos de algunos países ocupados), una coreografía hábilmente orquestada (nacionalismo, socialismo étnico, racismo y antisemitismo) y un decorado (Segunda Guerra Mundial, campos de exterminio [v.] y campos de concentración [v.] en Europa), así como un final impactante (Holocausto [v.]). (Nota 18).
Nota 18. Olmo, s.f. p. 1.
viernes, 4 de julio de 2025
Man Praises Man
Sobre el éxito y las conmemoraciones, la fama, la moda y la envidia mimética, los espectáculos y celebridades, la admiración y la vanidad, en The Task, de William Cowper:
Man praises man. Desert in arts or arms
Wins public honour; and ten thousand sit
Patiently present at a sacred song,
Commemoration-mad; content to hear
(O wonderful effect of music's power!)
Messiah's eulogy for Handel's sake.
But less, methinks than sacrilege might serve—
(For, was it less, what heathen would have dared
To strip Jove's statue of his oaken wreath,
And hang it up in honour of a man?)
Much less might serve, when all that we design
Is but to gratify an itching ear,
And give the day to a musician's praise.
Remember Handel! Who, that was not born
Deaf as the dead to harmony, forgets,
Or can, the more than Homer of his age?
Yes—we remember him: and, while we praise
A talent so divine, remember too
That His most holy book, from whom it came,
Was never meant, was never used before,
To buckram out the mem'ry of a man,
But hush!—the muse perhaps is too severe;
And with a gravity beyond the size
And measure of the offence, rebukes a deed
Less impious than absurd, and owing more
To want of judgment than to wrong design.
So in the chapel of old Ely house,
When wandering Charles, who meant to be the third,
Had fled from William, and the news was fresh,
The simple clerk, but loyal, did announce,
And eke did rear right merrily, two staves,
Sung to the praise and glory of King George!
—Man praises man: and Garrick's memory next,
When time hath somewhat mellow'd it, and made
The idol of our worship while he lived
The God of our idolatry once more,
Shall have its altar; and the world shall go
In pilgrimage to bow before his shrine.
The theatre too small shall suffocate
Its squeezed contents, and more than it admits
Shall sigh at their exclusion, and return
Ungratified: for there some noble lord
Shall stuff his shoulders with king Richard's bunch,
Or wrap himself in Hamlet's inky cloak,
And strut, and storm, and straddle, stamp and stare,
To shew the world how Garrick did not act.
For Garrick was a worshipper himself;
He drew the liturgy, and framed the rites
And solemn ceremonial of the day,
And call'd the world to worship on the banks
Of Avon, famed in song. Ah, pleasant proof
That piety has still in human hearts
Some place, a spark or two not yet extinct.
The mulberry-tree was hung with blooming wreaths;
The mulberry-tree stood centre of the dance;
The mulberry-tree was hymn'd with dulcet airs;
And from his touchwood trunk the mulberry-tree
Supplied such relics as devotion holds
Still sacred, and preserves with pious care.
So 'twas a hallow'd time; decorum reign'd,
And mirth without offence. No few return'd,
Doubtless, much edified, and all refresh'd,—
Man praises man. The rabble all alive
From tippling benches, cellars, stalls, and sties,
Swarm in the streets. The statesman of the day,
A pompous and slow-moving pageant, comes.
Some shout him, and some hang upon his car,
To gaze in's eyes, and bless him. Maidens wave
Their kerchiefs, and old women weep for joy:
While others, not so satisfied, unhorse
The gilded equipage, and, turning loose
His steeds, usurp a place they well deserve,
Why? What has charm's them? Hath he saved the state?
No. Doth he purpose its salvation? No.
Enchanting novelty, that moon at full,
That finds out every crevice of the head
That is not sound and perfect, hath in theirs
Wrought this disturbance. But the wane is near,
And his own cattle must suffice him soon.
Thus idly do we waste the breath of praise,
And dedicate a tribute, in its use
And just direction sacred, to a thing
Doom'd to the dust, or lodged already there.
Encomium in old times was poets' work;
But poets having lavishly long since
Exhausted all materials of the art,
The task now falls into the public hand;
And I, contented with an humbler theme,
Have pour'd my stream of panegyric down
The vale of Nature, where it creeps, and winds
Among her lovely works with a secure
And unambitious course, reflecting clear,
If not the virtues, yet the worth, of brutes.
And I am recompensed, and deem the toils
Of poetry not lost, if verse of mine
May stand between an animal and woe,
And teach one tyrant pity for his drudge.
domingo, 8 de junio de 2025
domingo, 23 de febrero de 2025
viernes, 14 de febrero de 2025
-
Freud ante la esfinge: Profecías autocumplidas, interpretaciones autointerpretables https://www.academia.edu/63138559/
-
Retropost, 2005: Harold Pinter: Arte, verdad y política 29 de diciembre de 2005 - 10:42 ...
-
(Del capítulo XIII de Un viajante, y no de comercio de Charles Dickens): Caminando por las calles bajo el tamborileo de la lluvia, el si...







